Saturday, August 25, 2007

Daredevil Born Again


J'ai eu pendant des années sous mes yeux, sans m'en rendre compte, un bijou de la BD US: Daredevil Born Again, scenario de Frank MILLER et dessins de David MAZZUCCHELLI. Enfin un morceau seulement. Cette série a été publiée dans Strange par Lug d'avril 1987 (Strange #208) à juillet 2007 (Strange #211). Les épisodes restants ont malheureusement été censurés par Lug qui, considérant qu'ils étaient trop violents (voir le courrier des lecteurs du #211 en réponse à Charles ALONZO), a décidé de ne pas les publier, et de mettre une série totalement insipide à la place, les Vengeurs...
Bref. Pour résumer, Daredevil Born Again décrit la descente aux enfers de Matt Murdock / Daredevil, orchestrée par le Caïd qui, grâce aux révélations de Karen Page, a découvert son identité secrète, puis sa résurrection.
Il y a de bons résumés donc je ne m'étends pas: ici, ici, et ici entre autres.

Marvel Zombies


Marvel Zombies (volume 1) est une BD hilarante que j'ai lue avec beaucoup de plaisir. Pour résumer, un virus a contaminé des habitants de la terre et les a transformés en zombies affamés de chair humaine. Les êtres dotés de super-pouvoirs n'ont pas échappé au virus et ont évidemment bouffé tout le monde en un rien de temps. Ils ont donc les super-crocs. Le premier volume de la série ouvre sur la poursuite de Magneto, qui n'a pas été contaminé, par un groupe de super-héros enragés et affamés.
Les connaisseurs de l'univers Marvel (qui, en France, ont lu Strange, Special Strange, Spidey, Nova, Titans) apprécieront particulièrement, la BD regorgeant de références à des aventures passées de nos personnages Marvel (l'Araignée, Iron Man, Captain America, Hulk, Serval, ...). Les non initiés devraient eux aussi apprécier l'humour caustique et les dessins de cette série.

Monday, July 30, 2007

Grand film

J'ai revu Buffet Froid. Ce film est fantastique (surréaliste). Je n'ai rien de
nouveau à raconter, il y a plein de sites qui font ça très bien. Les scènes sont
géniales, incongrues, absurdes, limpides. Les acteurs, Gérard Depardieu,
Bertrand Blier, Jean Carmet, entre autres, sont fantastiques. Et Carole
Bouquet est sublime...Du coup j'ai envie de revoir Les Valseuses!

Friday, July 27, 2007

Faites des études qu'y disait...


Je connais quelqu'un qui est ingénieur en informatique. Comme beaucoup de ses congénères, il travaille, et c'est sa joie, pour le compte d'une SS2I, c'est ce qu'on appelle appelle un consultant (sisi, on y croit). Bref, cette connaissance est prestataire à la Société Générale (SG). Son travail, passionnant, d'autant plus qu'il a à sa disposition tous les outils qui lui permettent de réaliser ses tâches de manière efficace et que son chef de projet fait très bien son travail et a mis en place des processus très efficace, consiste à maintenir en vie une application de gestion d'OPCVM, et à la faire évoluer. Il fait donc un peu de tout: du développement, du bug fixing, du support de production, ... Autant dire qu'il est un rouage indispensable de la grande machine économique qu'est la SG. Rouage tellement indispensable que, pour assurer la qualité de service inhérente à une application par laquelle passent des milliards d'euros par jours, il va bientôt devoir effectuer des astreintes téléphoniques de nuit, de 21h00 à 6h00 plus précisément, durant une semaine complète. Grande responsabilité s'il en est. On pourrait s'attendre à ce que pareille responsabilité, qui s'accompagne quand même de quelques contraintes, comme s'assurer qu'on est joignable à tout instant, avoir un planning de production de 30 pages à portée de main, connaître les procédures de rattrapage par coeur, soit correctement rémunérée. Et bien il n'en est rien! Notre pauvre ingénieur développeur va toucher, au mieux, la somme rondelette de 3 euros bruts de l'heure (la SS2I facture un prix légérement supérieur, mais il faut déduire ses charges). Je laisse volontairement le calcul du prix net à la charge du lecteur. Ainsi, en guise de conclusion légère, je conseille au lecteur:
- d'éviter de se faire embaucher par une SS2I (mais on n'a pas toujours le choix)
- d'éviter de se faire embaucher par la SG si on est développeur de base
- de faire des études pour être commercial, ou trader, ou plombier (il est temps de cesser de dénigrer les métiers manuels)
- s'il ne suit pas mes conseils, d'avoir toujours une dose de vaseline à porter de main

A bon entendeur...

Note: la plus grosse enculade se fait aux dépens de l'embauché SG, cadre dans notre cas: s'il se déplace en pleine nuit pour éteindre un incendie, il n'est plus payé (même pas les 3 euros bruts) car sa présence sur le lieu de travail fait partie de son forfait. Qui a dit que travailler plus permettrait de gagner plus?

Wednesday, July 11, 2007

Du rififi au PS

Nicolas Sarkozy et sa politique d'ouverture me font penser à un renard qui chiperait des poules une dans une dans un poulailler, avec un François Hollande en poulet en chef qui s'arracherait la crête à essayer de garder ses poules son son aile...
En tout cas, pour l'instant, pour moi, il est difficile de conclure sur ce qu'essaie de faire Sarkozy. Vraie politique d'ouverture ou habiles manoeuvres pour disloquer le PS? Peut-être un peu des deux. Il recrute des éléments du PS pour leurs qualités, reconnues, admises, une méthode de gestion que les Français, fatigués des connivences entre vieux briscards de la vie politique, ont toujours voulue, et si des partis ou des hommes politiques ne sont pas assez mûrs pour ça, qu'ils disparaissent et laissent la place aux "nouvelles générations".
Ainsi, quelques bonnes choses pourraient ressortir des manoeuvres de Nicolas Sarkozy, telles la rénovation du PS, la disparition des conservateurs du parti, la montée de réformateurs, et l'acceptation du principe de qualité pour les nominations aux postes clés plutôt que l'appartenance à une famille politique. Au revoir François Hollande, bonjour...?

Tuesday, June 26, 2007

Astro City

J'ai découvert une nouvelle BD aujourd'hui: Astro City.
Apparemment c'est une série. Le volume que j'ai consulté(#4: The tarnished angel) est excellent en tous points, graphisme, scénario, personnages, tout est bon. Bien au-dessus des comic books qui ont accompagné mon enfance (Strange, Titans, Spidey, ...). Pour donner une idée de la qualité, la couverture, l'introduction, et quelques planches ont été réalisés par [le grand] Frank Miller...

Friday, June 15, 2007

The decline of news

Ce n'est plus un sujet de débat, le monde du journalisme est en crise, et les responsables sont assez clairement identifiés: internet, les journaux gratuits, les changements des habitudes de consommation. Pour beaucoup, les journaux ne servent plus à rien, il y a les blogs, les communiqués de presse, ...Pourtant, les journalistes bien formés, expérimentés et courageux sont un des piliers de la démocratie. Leur rôle n'est pas simplement de diffuser l'information, loin de là, ils la créent l'information, la détaillent, donnent des éléments de comparaison, des analyses, et leurs enquêtes sont le meilleur remparts contre les abus de pouvoir. Je suis moi-même un mauvais citoyen. J'achète un peu de presse au travers de Courrier International, mais c'est loin assez.
L'article The Decline Of News écrit par Neil Henry et paru dans le San Franciso Chronicle complète bien mon opinion.

Tracking the entire world

Voici un site, NNDB, qui se propose de collecter des informations sur le monde entier. En tout cas ça peut être croustillant et les informations sont présentées d"une manière qui me rappelle Strange Special Origines.
Quelques exemples:
- Amy Winehouse, ma chanteuse du moment (risques: fumeuse)
- Saddam Hussein (job: dictateur)
- Oussama Ben Laden (job: terroriste)
- Cary Grant (sexualité: sujet à débat)
- Tony Parker (ethnicité: multiracial)

De là à faire des heures sups...

Tuesday, June 12, 2007

Macabre?

Et donc comme promis le site des célébrités mortes! Et Mickey Rooney n'y est pas encore!
Ce qui est incroyable, c'est qu'il y a une floppée de sites de ce style:
- Dead or alive
- Dead people server
...

Forbes dresse tous les ans une liste des célébrités mortes qui ramassent le plus d'argent, avec le charmant sous-titre Cashing in while pushing daisies.
Top-Earning Dead Celebrities

Hush hush

Voilà un excellent site si on aime les ragots (mon cas) et si on s'ennuie au boulot (mon cas):
Good Plastic Surgery

La prochaine découverte? Le site des célébrités mortes!

Saturday, May 26, 2007

WTF (suite)

Je continue sur les mauvais développeurs. Après un peu de réflexion, je me dis que ce n'est pas leur faute. J'en étais peut-être déjà arrivé à cette conclusion auparavant, mais en tant que mauvais développeur, c'est mon droit de réinventer la roue. Bref. S'il y a tant de mauvais programmeurs, depuis si longtemps, et que les choses ne changent pas, c'est un simple problème d'offre et de demande. Les entreprises se contentent de ce qu'elles ont, et ne demandent pas mieux. Elles ne sont pas prêtes non plus à mettre le prix pour de bons développeurs. Le marché de l'informatique applicative se compose de fournisseurs, les éditeurs, les entreprises de conseil, et les clients, chez lesquels tournent les applications. En général, les éditeurs cherchent de bonnes compétences, en tout cas on l'espère. En effet, le coût du produit et sa réputation, dépendent beaucoup de sa qualité. Malheureusement aussi, du talent des commerciaux et de sa capacité à verrouiller un marché. Et quand on monopolise un marché, on a moins d'efforts à fournir du point de vue qualitatif. Mais d'une manière générale, les développeurs sont bons, et sont payés en conséquence. Voir Google et Microsoft entre autres, dont la politique est de recruter les meilleurs éléments et de les motiver par de bons salaires et des avantages en nature. Côté utilisateurs, clients, la logique est différente. Si on n'achète pas une application, on la fait développer en interne, soit par des développeurs maisons, soit par des consultants. En général, le client ne connaît à l'informatique, la considère comme un simple moyen, et ne comprend pas un certain nombre de problématiques de qualité, d'architecture, ...qui influent grandement sur le prix et la qualité du logiciel. Le client veut son logiciel rapidement et pour pas cher. Donc on développe vite, en rognant sur les étapes de conception et de test, et on n'est pas trop exigeant sur le niveau des intervenants, qu'on ne sait pas trop évaluer de toute façon. Et après on paye des gens pour maintenir l'application. Ces pauvres damnés passeront alors des moments misérables à s'arracher les cheveux en criant WTF?!?!!, à essayer tant bien que mal à ajouter de nouvelles fonctionnalités à l'application, et seront frustrés à mort parce qu'ils ne pourront mettre en oeuvre quasiment aucune de leurs idées d'amélioration, parce qu'on ne touche pas impunément une application qui est en production et qui fonctionne à peu près correctement. Mes conclusions sont donc que, d'une part, les entreprises dans leur grande majorité n'ont pas intérêt à ce que les développeurs aient un excellent niveau, et que par conséquent les écoles n'ont aucun intérêt à améliorer la formation des ingénieurs de développement, qui en réalité ne seront pas vraiment des ingénieurs mais des techniciens améliorés, et enfin, heureusement que peu de développeurs sont très bons et que la majorité est se capable de se contenter de son niveau de compétence et de salaire, car vu les tâches et les moyens qui leurs sont en général proposés, ils se tireraient rapidement une balle ou reconvertiraient en gardiens de chèvres.